Dictionnaire vagabond de la pensée maçonnique (Solange Sudarskis)

L’ouvrage restitue, dans un esprit vagabond, quelques 1000 référents de la franc-maçonnerie – symboles, rituels, gestuelle, outils, mythes, fondements philosophiques…– enrichis par leurs interférences avec d’autres cultures, spécialement celles des voies de la Connaissance (alchimie, gnose, kabbale…).

Le choix de la présentation alphabétique rend légère sa consultation par tout franc-maçon des loges bleues, mais n’écarte ni la profondeur d’analyse ni la largeur de vue des expressions. La terminologie retenue aidera le lecteur dans son parcours de recherche des levains intellectuels et spirituels qui fermentent la pensée maçonnique.

Il ne manquera pas de glisser d’un élément à l’autre dans cet ensemble rayonnant de vocables où, par le jeu des renvois, les affinités de sens réalisent un réseau de concepts concourant à montrer, dans la diversité des rites, la mêmeté et l’ipséité de toutes les démarches initiatiques.

Les hauts grades du rite français. Le Régulateur des Chevaliers maçons (Pierre Mollier)

Après une longue maturation au XVIIe siècle, les usages de la franc-maçonnerie spéculative moderne se fixent dans les années 1720 avec ses trois séquences symboliques d’Apprenti, Compagnon et Maître. Mais, à partir de 1730-1740, d’autres grades apparaissent encore : Maître Parfait, Élu, Maître Écossais, Chevalier d’Orient, Rose-Croix

Ces hauts grades aux noms poétiques sont la mise en forme maçonnique de thèmes ésotériques. La multiplication et la forte diffusion des hauts grades suscitent un besoin de clarification qui amène à les organiser en « Rites » avec des caractères propres et une échelle spécifique.

Officiers, comment choisir son collège (Claude Gilbert)

De prime abord, un atelier maçonnique peut ressembler à une petite entreprise et le choix du collège des officiers pourrait se concevoir comme le recrutement de cadres supérieurs.

Sauf que la spécificité de cette entité très spéciale impose une méthode et suit des règles qui n’obéissent pas aux critères habituels de l’entreprise. La loge maçonnique s’inscrit dans un monde initiatique où les officiers ne sont pas des collaborateurs. La loge est avant tout un lieu de formation d’ordre spirituel, une sorte d’école initiatique pour ses membres.

La franc-maçonnerie pour les Nuls en 50 notions clés (Philippe Benhamou)

Bienvenue en franc-maçonnerie !

La franc-maçonnerie véhicule de nombreux clichés, présupposés et idées reçues. Mais fermez vos oreilles aux rumeurs, cet ouvrage vous propose de découvrir de l’intérieur l’une des plus anciennes sociétés secrètes du monde occidental : la franc-maçonnerie.

Clair, précis, ludique, il permet de mieux comprendre les mécanismes et le caractère sacré de l’expérience initiatique tout en dépoussiérant certaines légendes attachées aux francs-maçons.

Qu’est-ce que la franc-maçonnerie, quelle est son histoire, quelle philosophie sous-tend son action, que signifient les symboles maçonniques, ou bien qu’est-ce que l’initiation, autant de questions, et bien d’autres, qui trouveront ici leurs réponses, dans un ouvrage didactique dépourvu de jargon !

La Bible en franc-maçonnerie, à quoi ça sert ? (Mathieu Métayer)

La plus importante des Trois Grandes Lumières, la Bible, possède en franc-maçonnerie une triple fonction :

    • C’est le marqueur de la régularité ;
    • c’est sur elle que se prêtent les serments ;
    • c’est un infini puits de symboles.

Les maçons ont un nouveau ternaire (sagesse, force et beauté) à mettre en regard des trois premiers âges de la maçonnerie (apprenti, compagnon, maître), des trois colonnes, et des trois niveaux théocratiques (sacerdotale, royal et prophétique).

La réalité n’est jamais ce que les hommes, aveuglés par les modes intellectuelles, leur dommageable paresse, et l’inextinguible ivresse de leur égo, s’imaginent. Mais il y a une source qui ne déçoit et ne trahit jamais : la Bible. À nous, maçons, de savoir y puiser !

Origines et fondements spirituels de la maçonnerie écossaise (Jean-Jacques Gabut)

Les origines, au XVIIIe siècle, du Rite Écossais Ancien et Accepté ne peuvent être dissociées de l’Histoire de la France et de l’Occident.

Pour les francs-maçons de cette époque, comme pour la plupart de leurs contemporains, la spiritualité était essentiellement religieuse. On était théiste, déiste, panthéiste, rarement athée ou agnostique. Le Grand Architecte de l’Univers représentait alors le Dieu des religions ou, pour les philosophes, le Dieu d’une religion naturelle susceptible d’unir tous les humains.

L’apparition des Hauts Grades, dès la première moitié du XVIIIe siècle, introduisit dans les rituels maçonniques de nouvelles sources de spiritualités en marge des religions officielles : mystique, hermétisme, gnosticisme, kabbalisme, Rose-Croix, templarisme, sans que soit contestée l’existence d’un Grand Architecte de l’Univers.

Ainsi, en puisant sa substance dans la Bible et dans ce qui survivait de l’ésotérisme des anciennes traditions, s’élabora progressivement la spiritualité du Rite Écossais Ancien et Accepté.

Le Mythe d’Hiram, fondateur de la Maîtrise Maçonnique (Jean Delaporte)

Préférant mourir que trahir sa parole, Hiram, le Maître d’œuvre du Temple voulu par le roi Salomon, est assassiné  par trois compagnons félons qui tentent de lui arracher le mot de passe des Maîtres. Tel est le point de départ du mythe fondateur de la maîtrise maçonnique.

S’il n’est bien attesté qu’à partir de 1730, ses racines sont plus anciennes et sont à rechercher dans les grands mythes centrés sur la mort violente du dieu et sa renaissance, en particulier celle d’Osiris assassiné par son Frère Seth. Mais le mythe d’Hiram recèle également des caractéristiques spécifiques à la tradition initiatique des bâtisseurs. Pour les comprendre, et saisir ainsi la signification profonde de ce drame rituel revécu lors de chaque élévation à la Maîtrise, il est nécessaire d’approfondir la fonction symbolique de ses différents protagonistes : qui sont vraiment Hiram, le roi Salomon, et la mystérieuse reine de Saba, venue de l’Orient lointain pour rencontrer le roi ? Pourquoi faut-il que le Maître soit frappé de mort violente ? Son esprit revit-il au travers de tous les Frères Maîtres ?  Et pourquoi le temple doit-il absolument être construit ?

C’est à toutes ces questions que tente de répondre le présent ouvrage qui apporte un éclairage nouveau sur un drame rituel et intemporel.

La Réalité maçonnique. Suivi de Carrefours initiatiques (Jean Verdun)

Ce livre-culte pour de nombreuses loges françaises et belges est devenu un classique de la littérature maçonnique. Il fit sensation à sa parution en 1982. Jamais jusqu’alors, un franc-maçon expérimenté à grandes responsabilités dans son obédience n’avait encore révélé à ce point son vécu maçonnique. Aux légendes, approximations et falsifications diverses, Jean Verdun oppose la réalité dont il est un témoin privilégié.

Depuis la parution de La Réalité maçonnique et ses constantes rééditions, les loges ont-elles changé de nature, de pratique ou d’esprit? Oui et non.

C’est là le très vif intérêt de débat entre Françoise Barret-Ducrocq, René Rampnoux et Jean Verdun. Tous les trois ont l’expérience pour en juger. Leurs approches divergent ou se rejoignent. Jean les écoute et leur répond.

Les secrets maçonniques sont-ils vraiment abolis ? Les techniques modernes de communication servent-elles ou menacent-elles les loges ? Pourquoi une franc-maçonnerie résolument féminine ? Le franc-maçon d’aujourd’hui est-il diminué ou augmenté dans le sens où certains parlent de « l’Homme augmenté » ? Aux heures de la mondialisation, les carrefours initiatiques que défend Jean Verdun depuis longtemps permettront-ils d’aller vers une Franc-Maçonnerie réellement universelle ?

Aux sources du REAA. Le cahier de loge du Vénérable Tarade (1761 à 1776)

La publication du manuscrit Tarade (1761‑1776), jusqu’ici inédit, offre au maçon du XXIe siècle un document de réflexion et d’étude pour s’approprier un patrimoine exceptionnel et répond au désir actuel de découvrir et d’étudier les anciens rituels. Intégralement reproduit avec sa transcription accompagnée de commentaires, il retrace la vie de la loge parisienne Saint Théodore de la Sincérité, probable loge de musiciens, et donne un tableau très complet des grades pratiqués pendant une période clef de l’histoire maçonnique où les différentes obédiences se mettent en place.

Succédant aux trois premiers grades, les rituels de « la maçonnerie pour les Dames » sont présentés et augmentés d’un quatrième grade d’Écossaise « inventé par le Frère Lachaussée ». Huit rituels de hauts grades sont décrits dans une version souvent archaïsante, passionnants pour l’étude de leur mise en place. S’y ajoute le dévoilement de douze grades trinitaires, mouvance si particulière et surprenante pour nombre de maçons contemporains.

Rituels Inconnus (Jean-Luc Leguay)

Cet ouvrage vous propose un voyage à travers des rituels méconnus du troisième degré de la franc-maçonnerie. Au temps des anciennes confréries de bâtisseurs, les cérémonies d’exaltation à la maîtrise ne se fondaient pas seulement sur la construction du temple du roi Salomon et la légende de son architecte Hiram.

Elles s’appuyaient sur d’autres récits bibliques, permettant ainsi à l’initié de revivre les grands cycles de l’histoire consignés dans les écrits de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Mourir pour renaître au travers des grades maçonniques (Claude Darche)

S’initier, c’est apprendre à mourir, et par là même à vivre. Cependant, il y a des degrés dans cet apprentissage du bien mourir, du bien naître, du bien vivre. Selon les degrés, selon les étapes de notre vie maçonnique qui va rapidement se confondre avec notre vie profane, notre vie tout court, nous allons mourir à certaines choses pour nous éveiller à d’autres.

« Mourir et renaître », ces termes si souvent employés prennent différentes formes, différents aspects, nous ne renaissons pas au grade d’apprenti comme au grade de compagnon ou comme au grade de maître ou comme plus tard, au 18e degré du REAA, Chevalier Rose Croix.

La « grande » mort sera celle de mourir au profane pour rentrer dans le sacré, pour sortir du monde des apparences et enfin aller vers le monde réel, celui que notre regard pourra enfin saisir parce que délivré de sa gangue, de sa boue, de ce qu’il veut voir et non de ce qui Est.

L’Amérique latine et la Caraïbe des Lumières : Une franc-maçonnerie d’influence

Cet ouvrage collectif propose un panorama maçonnique de l’Amérique latine et de la Caraïbe, embrassant donc un immense espace toujours considéré comme recelant de considérables potentialités.

Le contexte historique, socioculturel, économique et politique est à chaque fois rappelé dans des encadrés pour mieux souligner l’originalité de chaque pays. Nous y retrouvons une mythologie teintée d’idéalisme, franc-maçonnerie et enjeux de pouvoir. Occasion de rappeler à quel point s’entremêleront les idéaux des Lumières et les ambitions d’émancipation. Tel un fil rouge, nous y retrouvons souvent la référence à la Révolution française. Plusieurs grandes figures légendaires en furent les acteurs : Francisco de Miranda, Simon Bolívar, Bernardo O’Higgins, Francisco de San Martin, José Martí, Benito Juárez et Joseph Garibaldi. Autant de héros d’une conquête de nouveaux espaces de liberté chèrement acquis.

Des avancées souvent remises en cause aussi depuis la dislocation des empires coloniaux espagnol et portugais qui avaient résulté, le 7 juin 1494, du Traité de Tordesillas. En l’absence d’une historiographie complète, il existait certes des articles et ouvrages épars mais aucun d’entre eux n’embrassait, dans une cohérence géopolitique, l’ensemble de l’Amérique latine et de la Caraïbe. Ce livre est donc un puzzle reconstitué par des auteurs faisant autorité. Ils sont tous spécialistes de la région, universitaires, historiens, chercheurs, diplomates et présentent une grande variété d’informations scrupuleusement recoupées.

Leurs analyses et grilles de lecture proposent pour la première fois de découvrir la complexité et les points d’équilibre de l’Ordre maçonnique dans cette partie du monde. Cette somme de connaissances devrait donc aider à une meilleure compréhension de ces pays.

Tolérance. Mémoires de l’académie maçonnique N°6. Juin 2017

SOMMAIRE

  • Jean-Bernard Lévy. Le concept de tolérance
  • Maurice Dailly. La tolérance, vertu initiatique ?
  • Michaël Segall. Tolérer la tolérance ?
  • Jean-Michel Dardour. Tolérance, vous avez dit tolérance ?
  • Jean-Jacques Zombrowski. Tolérance, respect, liberté, altérité
  • Philippe Papet. La tolérance entre vérité, clairvoyance et justice
  • Daniel Bacry. Au-delà de l’intolérance, le pire
  • Jean-François Verjat. Cherchant et chercheur ?
  • Céline Bryon-Portet. Foi et raison : Marc-Aurèle et Saint Justin
  • Jean-Bernard Lévy. Le double corps d’Hiram
  • Christian Bessy. La face cachée du Roi Salomon
  • Marie-France Passini. Modifier les rituels ?
  • Philippe Langlet. Rite maçonnique et culte des reliques
  • José Barthomeuf. les rapports incestueux entre la Franc-maçonnerie et la Philosophie
  • Jacques Gautier. Mort initiatique dans diverses traditions
  • Jean-Robert Daumas. Ethique ? Vous avez dit éthique ? Existe-t-il une éthique maçonnique ?

Le Livre du Compagnon (Pierre Dangle)

Après Le Livre de l’Apprenti, Pierre Dangle aborde le deuxième degré de la Franc -Maçonnerie initiatique, celui du compagnon.

Grade mal connu, en vérité, parce qu’il a souvent été vidé de son contenu essentiel : l’Art du Trait. L’auteur nous propose de redécouvrir la tradition symbolique qui est à l’origine de l’expérience vécue du Compagnon et nous fait découvrir la science des Nombres et de la géométrie sacrée, chère à Pythagore et à Platon, héritiers de la sagesse égyptienne.

Grâce à plusieurs exemples, Pierre Dangle nous  fait entrevoir les mystères de l’Art du Trait, avant d’aborder les symboles majeurs du Compagnon, comme le Grand Architecte de l’Univers, l’étoile, la spirale, la corde d’arpentage et le triangle 3-4-5.

Les voyages du Compagnon et la recherche du chef-d’oeuvre nous associent à la dimension spirituelle de cette étape de l’initiation, dont la richesse mériterait d’être soulignée.

Maçonnerie égyptienne, Rose-Croix et néo-chevalerie (Gérard Galtier)

Ce livre relate l’histoire de divers mouvements initiatiques, du XVIIIe siècle à nos jours. Ces mouvements se caractérisent par l’importance qu’ils accordent à l’Égypte ancienne, conçue comme la source d’où émane toute tradition ésotérique. Gérard Galtier, dans son ouvrage, montre comment depuis l’époque de Cagliostro – l’un des grands initiés du passé – ce courant initiatique égyptien s’est transmis sur plus de deux siècles.
Il nous éclaire ainsi sur les grands épisodes de l’histoire de l’occultisme durant cette période : les conditions d’apparition des trois rites maçonniques de Misraïm, Memphis et Memphis-Misraïm, l’influence des sociétés secrètes catholiques et néo-chevaleresques rattachées au mouvement royaliste légitimiste du XIXe siècle, le rôle des Rose-Croix, les rapports entre certains mouvements spiritualistes et la politique, et enfin l’attente d’une ère nouvelle…
Le livre de Gérard Galtier est une oeuvre avec laquelle les historiens de la Franc-Maçonnerie devront compter. Il constitue la meilleure référence actuelle quant à l’étude des rites égyptiens. Gérard Galtier contribue à mettre en lumière le fait que la philosophie occulte est partie intégrante de la pensée contemporaine et occupe à ce titre une place essentielle dans l’histoire des idées.
Gérard Kloppel, ancien Grand Maître mondial du Rite de Memphis-Misraïm

Histoire de la Franc-Maçonnerie Belge (Philippe Liénard)

À destination de tous, francs-maçons ou pas, l’auteur lève le voile sur l’Histoire assez méconnue de la Franc-Maçonnerie dite « symbolique » sur les territoires belges ; il en rappelle origines, légendes, méandres, et, en brosse le portrait au XXIe siècle. Des tableaux et listes, fruit d’une recherche précieuse du Frère Paul Vanderlinden, 33e (ayant atteint l’ultime degré du Rite qu’il pratique), reprennent des informations relatives à 600 francs-maçons ayant influencé la société belge, depuis 1789, année de la révolution française et des troubles révolutionnaires belges, pendant une centaine d’années.

La Franc-Maçonnerie belge, en expansion, et majoritairement « libérale », compte en 2017 près de 27.000 membres répartis surtout dans six Obédiences mixtes ou non (groupes de Loges) ; elle comporte autant de laboratoires fraternels de pensée libre que de Loges, soit environ 440, où l’on travaille sur des sujets de réflexion tant spirituels que sociétaux, dans l’égalité et le respect de l’autre.

De la Gaule Belgique à l’improbable État belge né en 1830, la Franc-Maçonnerie belge fut et reste à la croisée des chemins des options maçonniques. La Belgique fut autrichienne (1714), française (dès après 1794) et hollandaise (1815), ce qui imprégna la spécificité de la Franc-Maçonnerie belge, d’origine britannique.

La Franc-Maçonnerie perpétue un état d’esprit ancestral teinté notamment des corporations compagnonniques ; « art de bâtir » une société meilleure par l’amélioration de soi, elle fut aussi une ressource politique active à travers certains de ses membres, voire de loges. Des anglo-saxons d’avant ou d’après 1717, en passant par les périodes d’administration civile et militaire par les puissances d’Europe, jusqu’à la Belgique « neutre et indépendante » de 1830, et, de son roi franc-maçon Léopold Ier, une pensée maçonnique active vigilante traverse la société belge.

La Franc-Maçonnerie continentale reste discrète mais pas secrète ; elle s’avère beaucoup moins interventionniste ou sollicitée, voire affaiblie ; appréciée ou vilipendée pour les valeurs qu’elle véhicule, elle s’inscrit dans la lignée bienfaisante des écoles initiatiques de sagesse, demeure la cible de préjugés, suscite curiosité ou antimaçonnisme ; l’auteur entre dans les couloirs du temps, dans les coulisses des Loges ; il visite l’histoire maçonnique belge à travers son action, sa pensée et son « influence ».

Trois cents ans de Franc-Maçonnerie

Il y a 300 ans naissait, à Londres, une société de pensée, initiatique et ésotérique, porteuse d’une spiritualité dégagée des dogmes. Depuis, dans sa visée universaliste et cosmopolite, cette société s’est répandue à peu près sur toute la surface de la terre ; c’est la franc-maçonnerie.

Porteuse de mythes fondateurs, usant du langage symbolique, travaillant dans le cadre de rites, elle est à la fois « une et multiple ».

Une, car quelle que soit sa diversité, elle est souchée sur l’allégorie du métier de la construction et sur l’idéal de la chevalerie comme représentation de la construction de l’individu et vise à établir entre les hommes une fraternité universelle.

Multiple aussi par la diversité de ses rites qui font, tous, plus ou moins appelle à la symbolique chrétienne, en même temps qu’à tous les courants de la pensée occidentale, du néo-platonisme à l’hermétisme en passant par la kabbale.

 

 

Les 100 mots de la franc-maçonnerie (Alain Bauer, Roger Dachez)

Être franc-maçon, c’est être initié entre autres à un vocabulaire propre à cette institution secrète et en reconnaître les symboles. C’est aussi adhérer à une certaine vision du monde et de la société, s’accorder sur des expressions qui marquent cette communauté de valeurs.

D’équerre à hermétisme, de Jules Ferry à la Légende d’Hiram ou encore agapes, à travers 100 termes clés regroupés en sept chapitres, ce livre retrace l’histoire de la franc-maçonnerie, précise les modalités de la vie maçonnique, le sens des symboles, l’organisation institutionnelle, les principales valeurs et les enjeux intellectuels qui lient les maçons.

Il nous donne à comprendre les fondamentaux d’une institution singulière, plurielle et finalement mal connue.

Le Rite Français. Tome 4. Les Grades de Sagesse du Rit Primordial de France (Hervé Vigier)

Après avoir examiné, dans l’esprit du siècle des lumières, le cadre initiatique des grades symboliques de la Maçonnerie française, avant puis après la synthèse de 1785 par le G.O.D.F., après avoir considéré l’Ecossisme qui anime la France maçonnique de cette époque, Hervé Vigier fait ressortir l’esprit des Grades de Sagesse du Rite Français, tel qu’il ressort, pour le 1er ordre, lors de la synthèse effectuée par le Grand Chapitre Général de France en 1784.

Ce regard original permet au lecteur : De comprendre tout le soin que les Officiers d’une Loge symbolique doivent déployer pour former une Loge régulière, c’est-à-dire capable de sortir un instant des pesanteurs de la vie profane, et de présenter à chacun de ses membres et des visiteurs un monde de paix et de fraternité. De laisser ensuite à chacun le soin de définir comment il compte personnellement apporter sa pierre à l’édifice nouveau qu’il imagine, et qu’il doit dessiner au milieu des autres, pour qu’il devienne le temple universel de l’humanité.

Ce regard original s’appuie sur quinze grades qui sont : Le grade d’Elu Secret du Rite Français dans une cérémonie qui donne toute sa mesure à la première Réception au grade d’Apprenti. L’ensemble des grades intermédiaires entre le Maître et l’Elu, puis tous les grades d’Elus, dont l’ensemble constitue le 1er ordre du Rite Français. Une vision initiatique qui unit la Maçonnerie  »Ancienne » et la Maçonnerie  »Moderne », puis laisse chacun poursuivre son cheminement personnel.

Mots Croisés du Franc-Maçon – Rite Français (Michael Rapp)

La maçonnerie comporte tant de codes, de mots, de références, de rites, de symboles, et des références qui de plus, peuvent varier selon les rites pays, obédiences ou loges… que Michael Rapp, en chercheur infatigable, a eu l’idée de composer des grilles de mots fléchés exclusivement dédiées à cet ensemble. Après le 1er volume généraliste, la thématique de ces grilles est plus spécifique de la connaissance du rite français.