Qu’est ce que l’Initiation ? (François Ariès, Anne Ménestier)

 » Trois fois heureux ceux des mortels qui contemplent les rites initiatiques « , affirmait Sophocle. Dans notre monde dominé par la technologie, la Quête de l’initiation n’a rien perdu de son actualité.

N’est-elle pas une seconde naissance, la découverte d’une vie nouvelle nourrie par le sens des symboles, un chemin menant de la connaissance de soi au mystère de la création ?

Esprit de corps vécu dans une fraternité attachée à la construction d’un temple, l’initiation se compose de mutations incessantes. Jeunesse de cœur, elle est une incomparable source de joie.

Cet ouvrage met en relief certains aspects de l’initiation ancrés au plus profond de la conscience humaine, véritable pierre d’angle d’une spiritualité libre et heureuse.

Le Rite Écossais Ancien et Accepté (Didier Michaud)

Le Rite Écossais Ancien et Accepté accumule les paradoxes… Ce rite maçonnique le plus répandu et sans doute le plus pratiqué dans le monde est aussi celui dont les origines sont les plus mal connues. Comment, à partir d’un ensemble hétéroclite de symboles où l’antique se mêle au baroque et où le mythe osirien rejoint la mémoire du dernier Grand Maître de l’ordre du Temple, a-t-on construit un système initiatique dont la cohérence a fait le succès parmi les Francs-Maçons ? Et alors qu’il est généralement présenté comme un système de hauts grades, n’est-ce pas dans ses trois premiers degrés que se trouvent sa plus grande richesse et son originalité ? Ce qui serait bien conforme à la tradition initiatique dans laquelle il s’inscrit.

Pour tenter de répondre à ces questions, ce petit livre commence par interroger le REAA sur le sens de son nom : que veulent dire les termes « Ecossais », « Ancien » et « Accepté » lorsqu’ils lui sont attribués ? C’est là le point de départ d’une remontée vers les origines du REAA et de la Franc-Maçonnerie dans son ensemble, qui amène à poser un regard neuf sur leur pratique actuelle.

La république universelle des francs-maçons. Des lumières aux révolutions (Pierre-Yves Beaurepaire)

D’Adam, premier franc-maçon selon James Anderson, à lord Byron, figure de la maçonnerie libérale au XIXe siècle, des opératifs aux carbonari, cet ouvrage propose un triple voyage dans l’histoire de l’Ordre.

Après une plongée dans la mémoire des francs-maçons et dans leurs écrits fondateurs à la recherche des origines de l’Art Royal, le lecteur est invité à pénétrer dans l’enceinte du temple où se retrouvent les « amis choisis » qui se reconnaissent comme pairs pour comprendre comment, en quelques décennies, la franc-maçonnerie a renouvelé profondément la sociabilité pour s’imposer durablement dans l’espace public.

Dans un troisième temps, la profession de foi cosmopolite des frères au siècle des Lumières et la diffusion fulgurante de la franc-maçonnerie à travers toute l’Europe et dans le monde colonial, des Antilles à Canton, invitent à revisiter le projet d’une République universelle des francs-maçons. Comment résiste-t-il aux chocs des révolutions européennes et américaines, aux nationalismes et aux coups de boutoir des thèses conspirationnistes ? Les attaques actuelles de la sphère complotiste contre les francs-maçons, accusés d’être les fossoyeurs des identités nationales et les valets d’une globalisation apatride, prennent ici un relief tout particulier.

L’Europe des francs-maçons. XVIIIe-XXIe siècles [Poche] (Pierre-Yves BEAUREPAIRE)

De 1717 à 2002 la franc-maçonnerie éclaire et interroge de manière incomparable trois siècles d’histoire et d’identité européenne, de Lisbonne à Saint-Pétersbourg, de Stockholm à Zagreb.

Europe des Lumières, Printemps des peuples, nationalisme et pacifisme, Société des Nations, guerre froide et construction européenne, après-communisme : les francs-maçons unis ou divisés, écoutés ou exécrés, sont de tous les combats, présents sur tous les chantiers qui rythment l’histoire du continent.

Ce livre fait le choix de rompre avec une juxtaposition d’histoires nationales pour proposer une perspective résolument européenne. Il mobilise les recherches les plus récentes et s’appuie sur l’exploitation des principaux fonds d’archives maçonniques européens ainsi que sur l’ouverture, en janvier 2002, des « Archives russes » du Grand Orient de France de retour de Moscou.

La chaine symbolique. Origine, développement et tendances de l’idée maçonnique (John-Barthélémy-Gaïfre Galiffe)

Ce livre traite l’origine, développement et tendances de l’idée maçonnique, dans les formes sous lesquelles elle s’est manifestée, dans ses rapports avec la religion, l’état et l’art.

Mythe, traditions, documents, histoire et dogmes de la Franc-maçonnerie moderne, et de plusieurs autres sociétés, suivi de la règle maçonnique a l’usage des loges réunies et rectifiées arrêtée au couvent général de Wilhelmsbad, en 1782.

L’Apprenti Franc-Macon et le Monde des Symboles (Julien Behaeghel)

Dépositaire d’une partie de la tradition ésotérique, la Franc-Maçonnerie Initiatique trouve sa raison d’être dans l’étude des symboles et dans la pratique rituelle.

Les symboles sont des outils dont l’homme a besoin pour construire le temple de la connaissance selon la loi d’harmonie que représente l’univers visible et invisible. Pour l’Apprenti Franc-Maçon, entrer dans le monde des symboles c’est passer de l’ombre à la lumière, c’est vivre le mythe des commencements, c’est renaître à son âme et voyager dans un espace sacré qui sera le chemin de la réunification.

L’Apprenti Franc-Maçon se construit à la lumière du symbole, sur la verticale de la perpendiculaire, entre l’équerre et le compas. Par le tracé du tableau de Loge il commence à rassembler ce qui est épars pour découvrir que la pensée symbolique est voie de connaissance.

Ce livre fait partie de la trilogie consacrée aux trois grades essentiels de la Franc-Maçonnerie.

Les grades de vengeance. Tome 1. Le Maître Élu des Neuf (Percy John Harvey)

À partir de la Maîtrise, et pour chaque degré des Loges de Perfection, le récipiendaire est conduit à vivre une dramaturgie en incarnant un personnage allégorique du rituel. Ainsi intègre-t-il, degré par degré, un vécu qui, sous forme d’une succession de strates, constituera son individualité initiatique.

Au cours du 9e degré, Johaben trouve dans sa mission une opportunité d’assouvir sa vengeance personnelle en assassinant Abhiram, malgré les ordres de Salomon. Ce violent désir de vengeance provient de la persistance du ressentiment qui habite Johaben depuis le meurtre d’Hiram, lors du 3e degré.

Ce chaînage initiatique Hiram-Johaben-Abhiram se trouve révélé par les points d’anatomie symbolique mis en évidence au cours du meurtre d’Hiram et de l’assassinat d’Abhiram.

Les premiers francs-maçons face à la répression policière (Jean-Paul Lefebvre-Filleau)

Si les premières loges naissent tranquillement à Paris, elles subissent ensuite une vive opposition du Roi et de l’Église. L’action de la justice contre la franc-maçonnerie et ses adeptes se fait sentir à partir de juillet 1737. Les frères subissent une réelle répression. Le lieutenant général de police et ses officiers surveillent et perquisitionnent les loges. Pendant une dizaine d’années, des francs-maçons sont arrêtés, puis condamnés à l’emprisonnement et à de lourdes amendes.

Riche en sources historiques (l’auteur s’appuie sur les fonds d’archives maçonniques des grandes bibliothèques : Bibliothèque nationale, Archives nationales, Bibliothèque de l’Arsenal, Bibliothèque historique de la ville de Paris…), ce livre démontre que la méfiance du pouvoir politique à l’encontre de cette société nouvelle, dont les réunions se déroulaient secrètement, coïncide avec sa création.

Causeries maçonniques. Comment être franc-maçon au XXIe siècle ? (Joseph Vebret)

La franc-maçonnerie est une « vieille dame » âgée de 300 ans. Pourtant, si l’on en juge par ses effectifs en France, où soeurs et frères n’ont jamais été aussi nombreux, elle ne manque pas d’attraits ni de dynamisme. En même temps « une et multiple », séparée en nombre d’obédiences souvent concurrentes entre elles, elle regroupe, à travers des milliers de loges, environ 150 000 membres.

Qui sont-ils ? Quelles sont leurs motivations ? Comment vivent-ils leur engagement maçonnique ? Que représente-t-il dans leur vie ? Quels idéaux les animent ? Quelles sont leurs pratiques ? Quelles définitions ont-ils de la franc-maçonnerie ? En quoi se différencient-ils les uns des autres ? Quel est le sentiment de fraternité qui les unit ? Autant de questions que tout un chacun, profane ou initié se pose.

Ce sont ces questions volontairement candides que l’écrivain Joseph Vebret a posées à trente francs-maçons, membres de nombreuses obédiences. Des personnalités, bien sûr, mais aussi des frères et des soeurs de tous niveaux venus de tous les horizons et Orients, parisiens et provinciaux, connus ou anonymes, adeptes d’une franc-maçonnerie « sociétale » ou « spirituelle ».

Sans être une étude sociologique, l’ouvrage permet d’appréhender le fait maçonnique dans tous ses aspects et de mieux comprendre ce qui unit, au-delà des différences d’approche, toutes les femmes et tous les hommes engagés dans ce mouvement à la fois « club », société de pensée, société initiatique. De ce kaléidoscope, qui peut paraître bariolé, un élément se fait jour. Tous ces frères et soeurs témoignent du fait que l’espérance d’une société plus juste, plus humaine, plus fraternelle ne meurt jamais chez les femmes et hommes « de bonne volonté ».

Les chemins qui y mènent ne sont pas les mêmes et, s’il est vrai que l’idéal est un absolu que l’on n’atteint jamais, il n’empêche que, sur les voies maçonniques, c’est bel et bien lui qui sert de lanterne. Ces hommes et ces femmes en témoignent, chacun à leur manière singulière.

La franc-maçonnerie à la lumière du Verbe. 2. Nouvelles études sur le Régime Ecossais Rectifié (Jean-François Var)

Le présent volume est le deuxième volet du triptyque consacré à la franc-maçonnerie à la lumière du Verbe.

Cette formule, À La Lumière du Verbe, est la transcription en mode chrétien de la formule d’usage universel en maçonnerie, À la Gloire du Grand Architecte de l’Univers. Car, pour les chrétiens, c’est le Verbe qui est le Créateur et l’Ordonnateur du monde, c’est lui qui est le Démiurge. Or c’est de maçonnerie chrétienne qu’il est question dans tout cet ensemble et, plus particulièrement, de ce parangon de la maçonnerie chrétienne qu’est le Régime Écossais Rectifié.

Ce volume s’intitule Nouvelles études sur le Régime Écossais Rectifié et complète le tome 1 paru en 2013. Il est constitué dans un première partie de mises au point sur diverses questions secondaires et pourtant importantes du Régime et de sa doctrine, questions qui ne sont pas toujours bien comprises parce qu’elles ne sont pas bien posées.

Dans une seconde partie, l’auteur s’aventure sur un terrain délicat qui se situe aux confins de l’ésotérisme et de la théologie, et la troisième partie concerne Jean-Baptiste Willermoz et son oeuvre ainsi que les diverses réformes successives, huit au total, qu’a subies le Régime Rectifié. Ce panorama est varié, mais il a un point focal qui en fait l’unité : le Régime Écossais Rectifié.

La pyramide (François Figeac)

Qui ne s’est jamais demandé, à propos des  pyramides d’Égypte, pourquoi les Pharaons avaient entrepris d’élever ces gigantesques constructions de pierre ? Le présent ouvrage tente de répondre à cette question.

Quelle est l’origine et le sens de cette forme, aussi familière que mystérieuse ? Pourquoi la construction d’une pyramide était-elle engagée dès l’intronisation d’un nouveau Pharaon, à l’ancien Empire et au-delà ? Comment fonctionnait le complexe pyramidal et quelle était son utilité ? Était-ce seulement un tombeau ou remplissait-il une fonction plus subtile ?

Une certitude s’impose : la pyramide recèle le secret d’une vie en éternité, un secret aujourd’hui bien oublié, dont la redécouverte est pourtant au cœur de toute démarche initiatique.

1914-1968 : La Franc-maçonnerie, coeur battant de la République (André Combes)

Entre la bataille de la Marne et les événements de 1968, soit au-delà de la première moitié du XXe siècle, la franc-maçonnerie française a partagé tous les soubresauts de la France : deux guerres, la crise de 1929, les années 30, trois Républiques.

Bien implantée dans la nation, surtout à gauche, mais divisée en deux grandes obédiences à la fois proches et concurrentes et plusieurs autres alors de moindre importance, elle a servi les idéaux de la République, proposé et fait avancer des réformes politiques, économiques et sociales. Partie prenante de l’Union sacrée pendant la guerre, elle a soutenu la Société des Nations (SDN) qu’elle aurait voulu transformer, ainsi qu’ultérieurement l’ONU, en un gouvernement démocratique mondial ; elle a appuyé le Cartel des Gauches puis le Front populaire, participé à la vie de l’Association maçonnique internationale (AMI), subi les assauts d’une extrême-droite haineuse, accueilli des réfugiés notamment russes, allemands et espagnols.

Persécutée par Vichy et les nazis, présente dans tous les mouvements de résistance en France et outre-mer, sensible à la nécessité d’une décolonisation qu’elle espérait en 1945 dans le cadre d’une Union française ou d’une large association pacifique, elle s’est reconstruite, non sans quelque difficulté, sous la IVe République, alors qu’une large partie de la franc-maçonnerie sous influence anglo-saxonne voyait fondre ses effectifs.

Elle s’est interrogée sur sa nature même, sur sa situation au sein de la Maçonnerie internationale, sur ses rites, sa philosophie ou sa spiritualité, sa finalité. Sa vie intérieure, avec des surprises et des rebondissements, n’a pas été un fleuve tranquille.

André Combes, historien de la franc-maçonnerie, convie le lecteur à un voyage dans la réalité de cette institution, ses combats, ses interrogations, ses utopies, son évolution si peu connue, y compris par ses membres, et si éloignée des clichés habituels.

Voltaire. Secrets d’une Initiation (Francis Frankeski)

Voltaire ! Emblème du siècle des Lumières, héros de la maçonnerie française, son initiation au Grand Orient de France le 7 avril 1778 nous a laissé beaucoup de lumière et quelques zones d’ombre que ce livre voudrait aider à éclairer.

La cérémonie et son rituel sont parvenus jusqu’à nous et réjouissent encore de nos jours les lettrés comme les francs-maçons.

Mais plusieurs questions demeurent : comment un homme âgé, malade a-t-il pu affronter les épreuves initiatiques sans faiblir ni défaillir ? Comment a-t-il pu s’exprimer en alexandrins au pied levé ?

L’auteur a mené l’enquête pour nous faire revivre pas à pas la vérité sur cette soirée devenue mythique.

Le territoire des maçons. Tentative d’inventaire de l’imaginaire maçonnique (Jean-François Pluviaud, Patrice Corbin)

Le territoire des maçons ne figure sur aucune carte, ce n’est pas un lieu, il n’a pas de frontières, mais il a des limites. C’est un état d’esprit, à la fois individuel parce qu’il est vécu et ressenti par chacun dans son intimité, et en même temps commun et partagé par tous les maçons parce qu’il constitue l’imaginaire maçonnique : le vocabulaire, la pratique, la tradition et l’histoire commune, le projet, les symboles, les principes et les valeurs, les engagements mais aussi les espoirs et les rêves. À l’aide des mots qui le racontent, les auteurs vous font découvrir (ou redécouvrir) jusque dans ses parties les plus secrètes ou ignorées, ce territoire aux contours multiples, parfois imprévus.

Vivre avec un franc-maçon (Jissey)

Peut-on vivre avec un partenaire Franc-Maçon ? Les Franc-maçonnes ou les Francs-maçons ne sont-ils que des êtres curieux et décalés ? Difficiles à fréquenter voire impossibles à vivre ? Existe-t-il un mode d’emploi qui permettrait de les comprendre ?

On connaît le Guide du Routard pour ceux qui craignent de se perdre en voyage. Existerait-il un Guide des égarés pour ceux qui songent à vivre avec un initié ?

Lecteur, initié ou pas, vous tenez entre vos mains le GPS qui permet d’accéder au franc-maçon ! Vous allez, désormais, tout savoir sur lui : comment le reconnaître ? Vérifier s’il est toxique ? Comprendre ses habitudes ? Discerner s’il est digne de confiance ? Ou s’il faut le fuir à jamais !

Le paradoxe d’un personnaliste laïque et franc-maçon (Marcel Bolle de Bal)

Personnaliste et franc-maçon : un paradoxe ? Oui, au sens existentiel de ce terme (une opinion contraire aux idées communément admises). Car pour certains de nos concitoyens engagés, il s’agit d’une incongruité : pour maints personnalistes, la Franc-maçonnerie est une association mystérieuse à la réputation sulfureuse ; pour beaucoup de franc-maçons, le Personnalisme est un mouvement initié au cours des années 1930 par E.M. (Emmanuel… Mounier !), opposé donc à leur idéal de pluralisme culturel.
Se greffant sur cette apparente contradiction, surgit un autre paradoxe : personnaliste et laïque… ce dernier terme étant entendu en son sens belge (philosophique ; libre penseur selon la sémantique française) ; comment conjuguer religion et libre pensée ? L’auteur, personnaliste, laïque et franc-maçon affirmé, se propose de nous faire découvrir les secrètes reliances, convergences entre la Franc-maçonnerie et le Personnalisme, entre les francs-maçons et les personnalistes entre ces deux mouvements philosophiques, à la fois dans leurs dimensions théoriques et pratiques, depuis et à partir de leurs apparentes déliances et divergences.
Pour ce faire, il nous invite à explorer à sa suite sept chantiers ; une trilogie conceptuelle (liance, déliance, reliance), la Personne (le Temple intérieur), le Personnalisme (une troisième voie), la communauté (le Temple initiatique), la société (le Temple extérieur), les valeurs (l’humanisme, et au-delà) ; la spiritualité (en quête de… ?).
Au terme de ce voyage au coeur de réalités intellectuelles plurielles, il nous suggère de méditer sur l’unité paradoxale des contraires, sur l’harmonisation possible des conceptions existentielles contradictoires, convergentes par leur quête du sens de la vie. Ce faisant, il s’inscrit très naturellement dans le cadre de cette collection « Esprit libre ».

De l’Alchimie à la Franc-Maçonnerie (Alain Queruel)

Ces deux entités demeurent apparemment toujours aussi mystérieuses pour le commun des mortels et suscitent donc à ce titre beaucoup d’intérêt. En outre, l’une et l’autre usent de termes et d’un vocabulaire assez voisins tout en renvoyant néanmoins à des significations différentes, ce qui ne peut qu’interpeller.
Mais surtout l’alchimie et la franc-maçonnerie sont indissociables des notions de progrès et de perfectionnement de l’humanité. La première a tenté, sous couvert d’un langage ésotérique volontairement difficile à décrypter pour des raisons politiques, de faire passer des idées nouvelles dans le monde occidental dès le Moyen-Âge tandis que la seconde apparut dans sa forme élaborée au Siècle des Lumières.

Toutes deux, pourtant, furent loin de connaître des cheminements tranquilles tout au long de leur histoire ; simplement tolérées à certaines époques ou interdites à d’autres, elles furent très surveillées et le plus souvent strictement encadrées par les différents pouvoirs en place.

Ayant donc des parcours relativement parallèles et des objectifs communs, il n’est donc pas surprenant de noter à leur propos des lignes de convergence et même peut-être un peu plus car parler, à leur endroit, d’un socle commun ne relève en rien de l’imaginaire mais s’appuie en revanche sur des documents et des faits historiques.

La dernière partie de l’ouvrage est d’ailleurs consacrée à des érudits pénétrés de philosophie hermétique perpétuant les travaux de leurs anciens en ayant publié des textes de haute tenue sur les liens entre l’alchimie et la franc-maçonnerie.

Le symbolisme de l’épée (Thomas Grison)

Confronté au symbole de l’épée, un objet aujourd’hui tombé en désuétude si l’on excepte sa présence dans quelques salles d’armes, le Maçon se trouve désarçonné. Pour comprendre la raison d’être de son utilisation dans certains rites, en particulier au Régime Écossais Rectifié, il lui faut en effet posséder quelques clés de lecture que généralement il ignore. Ce sont ces clés que Thomas Grison est allé quérir pour lui dans les sources anciennes, principalement bibliques et médiévales.

Au-delà d’une référence assez naturelle au combat chevaleresque, l’épée est porteuse de multiples sens. Elle est à la fois l’épée tranchante du Verbe divin, un axe reliant le ciel et la terre, ou le glaive tranchant entre le juste et l’injuste. Flamboyante, elle incarne la lumière créatrice jaillissante, indispensable pour créer un nouveau franc-maçon. Loin d’être désuet ou dépassé, le symbole de l’épée mérite assurément d’être redécouvert et approfondi. Tel est l’objet de ce livre.

Instruction maçonnique aux apprentis (Edmond Gloton)

Ce livre est une réédition du numéro 1 de la collection « Les Archives de la Franc-Maçonnerie ». Dans ce livre consacré aux Apprentis, l’auteur aborde de nombreux thèmes, comme le temple, le Cabinet de Réflexion, les voyages, le tableau de la Loge, le Grand Architecte de l’Univers, la méthode initiatique et les Devoirs de l’Apprenti.

Jazz et Franc-Maçonnerie, une histoire occultée (Yves Rodde-Migdal)

Le jazz, qui a fêté son centenaire officiel en 2017, a été inventé aux États-Unis à la fin du XIXe siècle et a révolutionné le monde musical. Puisant dans ses racines africaines et son métissage avec la culture européenne, il reste toujours vivant et même si les grands médias ne lui accordent pas la place qu’il mérite, le nombre de ses adeptes ne faiblit pas.

Il est joué partout sur la planète, dans les clubs les plus petits ainsi que dans les grands festivals plus célèbres. Devenu patrimoine mondial de l’UNESCO en 2011, il est célébré tous les 30 avril dans les grandes capitales du monde.

Pourtant, on ignore qu’une grande partie de ses créateurs, si ce n’est la majorité, ont été membres de la franc-maçonnerie américaine noire Prince-Hall.

À l’occasion du tricentenaire de la naissance de la franc-maçonnerie en Angleterre (1717), il est intéressant de rappeler le rôle que cette dernière a joué dans l’épanouissement de la culture africaine-américaine en général et du jazz en particulier.

C’est ce que le musicien et journaliste Yves Rodde-Migdal vous propose de découvrir dans cet ouvrage synthétique, qui évoque également les particularités de la franc-maçonnerie américaine Prince-Hall, construite sur une société marquée par des siècles d’esclavage et de ségrégation.

L’ouvrage est préfacé par Philippe Foussier Grand Maître du GOdF.